18 mars 2008
Quand Le Chat s'expose et s'installe au Salon du Livre
Eh oui, Le Chat fête ses 25ans et pour bien le faire, il décide de le faire au Salon du Livre...
Bla bla bla "Une exposition inédite ouverte à tous, où vous découvrirez plus de 50 toiles originales, une série de dessins inédits sur le thème du livre, des vitrines avec des objets surréalistes et une salle de projection vidéo… Une sorte de galerie d’art conçue et construite pour l’occasion ! Depuis ses origines, le Chat repose sur un contraste assez unique dans le monde de la bande dessinée. Un contraste entre verbe et image, pour la forme, entre gravité et légèreté, pour le fond."
Bref une chouette petite exposition comme je les aime... Allez quelques petits clichés pour vous donner envie d'aller arpenter les allées et les stands du Salon du Livre...


Mon dessin préféré, je dois avouer...

Bref tout cela pour dire qu'il vous reste deux jours pour aller au Salon du Livre...
Que dans une époque où le virtuel est à son paroxysme,
le retour au papier, aux pages cornées,
au papier jauni, eh bien ça fait un grand bien...
Bla bla bla... Pseudo philosophique...
29 février 2008
Quand Versailles était meublé d'argent
Ce matin, en feuillant le nouveau numéro de Télérama, je lisais un petit article disant qu'en ce moment la SuperStar, la personne "la plus tendance du moment" c'était Marie-Antoinette... Qu'après avoir été bafouée, humiliée, guillotinée, elle revenait d'entre les morts telle une icône comparée, et ne nous gênons pas de l'anachronisme, à une "Lady Di, l'une et l'autre victimes expiatoires de leur époque, l'une et l'autre femmes rebelles, modernes, ayant payé au prix fort l'affirmation de leur singularité..."
Waouhhh!!! Des fois je me dis qu'ils doivent bien se marrer à la rédaction de Télérama... Et que franchement si j'avais une once de talent d'écriture, j'adorai bosser là-bas!
Bref tout ça pour dire que d'une certaine manière, je contribue à ce mythe... Eh oui je suis allée à Versailles et je suis allée visiter le domaine de Marie-Antoinette!! Eh bien je ne saurais que vous conseiller de vous y rendre... Bon par contre, il vaut mieux attendre ce qu'ils appellent la "HAUTE SAISON" car comme ça tout sera ouvert à vos yeux éblouis... Le Petit Trianon qui devrait rouvrir en juin 2008 après quelques petits travaux de restauration, le Hameau de la Reine, accessible certes en basse saison, mais a priori, d'après ce que j'ai compris on peut rentrer dans les bâtiments durant la belle saison... Bon il y a aussi la ferme et co, mais là j'avoue en bonne fifille de la ville, voir des moutons et des chèvres, très peu pour moi...
Bon sinon, je dois avouer que ma visite de Versailles n'a pas été motivée par le seul fait de marcher pendant 5 heures dans le domaine mais aussi de fouler le beau parquet du château... Car oui, il y a une petite exposition que j'avais bien envie de voir et que je vous conseille d'aller voir au plus vite car elle se termine le 8 mars prochain... Quand Versailles était meublé d'argent...
Le speech en quelques mots... Une évocation et non une restitution dans les sept salons du Grand Appartement du roi de ce qu'était Versailles lorsqu'il était meublé d'argent... Pourquoi une évocation? Tout simplement car en 1689 tout a été fondu... Les vicissitudes de l'histoire... Le besoin d'argent pour aller faire la guerre... Mais pas d'inquiétudes, vous en avez pour vos yeux et vos euros, vive les prêts d'oeuvres et vive les collections européennes, et particulièrement celle du château danois de Rosenborg qui a conservé le plus important ensemble de mobilier d'argent au monde... Donc vous l'aurez compris, il s'agit plus d'une évocation d'un moment disparu de la splendeur de Versailles, mais qu'importe les pièces sont très belles et on imagine très bien ce que cela pouvait donner...
Du coup, j'en ai évidemment profité pour voir la restauration de la Galerie de Glaces, la lumière et la clarté de cette galerie sont toujours aussi saisissantes... Qu'est-ce que cela devait être chouette d'y faire la fête!!
Ah oui j'allais oublier, toujours dans la Galerie de Glaces et toujours dans le cadre de cette exposition, et comme vous l'aurez compris toujours "en évocation", un joli décor de carton peint "évoquant" ce qu'était le trône de ce cher Louis XIV... Juste comme ça, il faisait tout de même 2,60m de hauteur et était orné de figures d'argent (d'où le pourquoi du comment de son évocation...)
Donc tous à Versailles avant le 8 mars et pour plus d'informations, il suffit d'aller juste ici...
Marie Antoinette - 1785 Portrait d'E. Louise Vigée Le Brun (1755-1842)
19 juillet 2007
L'été sera chaud
Pas de vacances pour moi cet été...
Alors comme toute bonne parisienne que je suis, je me suis organisée des petites visites sympatoches...
La toute première, j'y suis déjà retournée... Je n'avais pas pris le temps de vous raconter, alors je le fais aujourd'hui avant l'exposition ne se termine et que vous loupiez ça!
"Dalida, une vie"
Quelques infos pratiques :
Hôtel de Ville - Salle St Jean
Du 11 mai au 8 septembre.
Entrée libre et gratuite tous les jours sauf dimanche et fêtes : 10h / 19h (Oui, oui c'est gratuit!!)
(fermeture des portes à 18h15)
Dalida, une vie... envoyé par mairiedeparis
Mon avis :
Vous vous imaginez bien que si j'y suis allée, c'est que je suis très certainement une grande fan de la Dame... Eh bien vous avez raison!! Alors je ne pouvais pas louper l'occasion, surtout qu'il s'agit de la première exposition retraçant la carrière de Dalida, que tous les objets (robes, cartes d'identité, disques d'or, correspondances personnelles, maquillage) ont été prêtés par Orlando qui n'y avaient pas touché depuis le décès de sa soeur... Une exposition toute en émotion...
Le petit plus :
Trois cabines en fin d'exposition accueillent tous ceux qui veulent pousser la chansonnette!! Vous vous imaginez donc bien que j'ai squatté les cabines... Un micro sur pied, un karaoké et votre Taty a pu chanter avec son idole!! Un grand moment de fou rire, surtout quand vous avez des petites mamies qui vous applaudissent!!
01 mars 2007
Sargent & Sorolla
Avant hier, je suis allée visiter une exposition vachement chouette et j'ai envie de vous en parler ce soir pour vous donner envie d'y aller aussi...
Sargent & Sorolla - Peintres de la lumière
Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Du 15 février au 13 mai 2005
Une centaine d'oeuvres présentées provenant à la fois des collections privées (donc des oeuvres pas visibles tous les quatre matins), et provenant de nombreux grands musées... Au moins on a la sensation d'en avoir pour son argent!!!
Je n'étais pas revenue au Petit Palais depuis sa réouverture et j'avoue qu'au delà de l'exposition, le bâtiment en lui-même vaut le déplacement et quand on sait que l'entrée des collections permanentes est gratuite... Oui gratuite!!
Bref là je vais vous parler de cette exposition... Il s'agit en fait d'une expostion mettant en parallèle les oeuvres des deux artistes, John Singer Sargent (1863-1923) et Joaquim Sorolla (1863-1923), un anglais et un espagnol... Vous me direz, pourquoi ces deux artistes? Eh bien tout simplement car ils ont eu finalement le même parcours... Tous deux ayant réalisé des portraits, des scènes naturalistes et ayant beaucoup travaillé sur la couleur et la lumière... Vraisemblablement, ils se seraient même rencontrés à Paris en 1903 lors d'une exposition au Salon de la Société de l'Art Français... En tout cas, même s'ils ne sont pas connus du grand public, leur travail est splendide et je ne peux que vous conseillez de très vite vous y rendre et de ne surtout pas la loupper!

John Singer Sargent
Lady Agnew de Lochnaw, 1892
Huile sur toile, 127x101
Edimbourg, National Gallery of Scotland

Joaquim Sorolla
Promenade la long de la mer, 1909
Huile sur toile, 200,5x200
Madrid, Fundacion Sorolla
03 décembre 2006
La Regina
La Regina
d'Enrica Borghi
du 30 septembre 2006 au 14 janvier 2007
Amies et amis bordelais, ou bien voyageuses et voyageurs bordelais,
Il faut absolument aller voir cette "reine" au Musée de Beaux Arts (de Bordeaux donc..)
C'est un pur plaisir pour les yeux...
Et qu'on ne me dise pas, "C'est trop cher"! Ba non "C'est gratuit"
Et pour ceux que ça intéresse, La Regina est toute faite de bouteilles, de sacs plastiques, de pexiglass..
24 septembre 2006
Marilyn Monroe, la dernière séance au Musée Maillol
Photos Bert Stern
Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance d'aller voir ces photos "en vrai"... C'est un grand moment à la fois mélangé d'étonnement et de tristesse... Etonnement de se dire que Marylin mourrait quelques semaines plus tard et tristesse de lire dans quelle condition cette dernière séance avait eu lieu... Il y a un coté voyeur, c'est évident, de voir se mal être si flagrant et la manière dont le photographe a su le fixer sur la pellicule...
Maintenant les photos sont magnifiques, il est vrai, les commentaires sont bouleversants...
Trois mots pour finir...
A VOIR ABSOLUMENT...
19 janvier 2006
Derniers jours...
Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka - Vienne 1900
Du 5 octobre 2005 au 23 janvier 2003 (oui c'est bien lundi prochain...)
Sincèrement il ne s'agissait d'une époque et de peintres que je connaissais vraiment mais j'ai été enchantée...
Après un petit quart d'heure d'attente (eh oui même avec la Carte du Ministère, il fallait attendre... Ce n'est plus ce que c'était le Grand Palais... LOL)
Bref me voilà enfin à l'entrée de l'exposition et l'enchantement commence...
L'exposition est organisée en quatre grands thèmes autour de ces quatre grands peintres, mais qui sont-ils?
Gustav Klimt
1862-1918
Né
à Vienne où il suit les cours de l'Ecole des Arts appliqués, Klimt
collabore bientôt à la décoration de plusieurs bâtiments prestigieux
comme le théâtre de Karlsbad, le Burgtheater de Vienne, le
Kunsthistorisches Museum de Vienne, pour lequel il réalise un cycle de
fresques et, en 1893, à Vienne encore, la salle des fêtes de
l'université dont il conçoit le décor. Cette dernière réalisation est
accompagnée de vifs débats: on reproche à l'artiste le symbolisme de
son œuvre et il est interpellé à la Chambre pour justifier ses choix
esthétiques. Quatre ans plus tard, il participe à la fondation de la
Sécession. Il réalise un grand nombre d'affiches d'expositions et
d'illustrations pour la revue du groupe, Ver Sacrum. Klimt
connaît la gloire de son vivant, et même une gloire internationale, qui
lui vaut la reconnaissance à Paris, à Dresde, à Berlin, en Italie ; en
1917, il est nommé membre honoraire des Académies des Beaux-Arts de
Vienne et de Munich.
1890-1918
Schiele
fait ses études à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne et est très vite
remarqué par Klimt, de 28 ans son aîné, dont il fait un temps figure de
disciple. D'abord tourné vers la peinture de paysage et de portrait,
Schiele s'intéresse à l'allégorie à partir de 1910. Mais contrairement
à Klimt, il ne s'intéresse pas aux sujets mythologiques ou religieux.
L'amour et la mort sont représentés directement, brutalement même, avec
une très grande force expressive. De même, alors que l'espace est
saturé chez Klimt, il se vide chez Schiele, jusqu'à n'être plus qu'une
surface neutre, souvent blanche. Abandonnant rapidement les lignes
fluides de la Sécession pour un trait coupant, Schiele s'oriente vers
l'expressionnisme. La Sécession organise une rétrospective de son œuvre
à la veille de sa mort, en 1918. Cette année-là, le peintre meurt
prématurément de la grande épidémie de grippe espagnole qui frappe
alors toute l'Europe.
Koloman Moser
1868-1918
Moser
étudie d’abord à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne avant de rejoindre
l’Ecole des Arts appliqués où il rencontre Klimt. Créateur de modèles
pour des meubles, des tissus, des vitraux et des affiches, il délaisse
peu à peu les arts décoratifs au profit de la peinture. A partir de
1913, ses œuvres témoignent d’un intérêt croissant pour l’allégorie.
Fortement influencé par l’art du peintre suisse Ferdinand Hodler
(1853-1918), il privilégie la répétition des formes, les compositions
géométriques et la représentation frontale des figures, en mettant
l’accent sur l’exaltation de la couleur.
Oskar Kokoschka
1886-1980
Comme Gustav Klimt, Oskar Kokoschka se forme à l’Ecole des Arts décoratifs de Vienne et c’est au maître déjà reconnu de la Sécession qu’il dédicace ses premières lithogravures. Mais dès 1910, Kokoschka substitue au style linéaire et décoratif de la Sécession viennoise des compositions à l’expressionnisme exacerbé, servi par des empâtements et des coups de pinceau très visibles, et par de violents contrastes de couleurs.
Donc me voilà partie découvrir 91 tableaux et 55 dessins réalisés entre 1890 et 1918 (année de la disparition de Klimt, Schiele et Moser), période particulièrement féconde sur le plan artistique et culturelle, que connaît Vienne, capitale alors de l’empire austro-hongrois.
Le 1er thème... Les Histoires...
Danaé Gustav Klimt 1907
Les Trois Ages de la vie Gustav Klimt 1905
Le 2ème thème... Les Paysages...
Sur l’Attersee Gustav Klimt 1901
Maisons en arc à Krumau (Petite Ville V) Egon Schiele 1915
Quatre Arbres Egon Schiele 1917
Le 3ème thème... Les Figures...
Portrait de Mäda Primavesi Gustav Klimt Vers 1912
Autoportrait Koloman Moser Vers 1916
Double portrait (Kokoschka et Alma Mahler) Oskar Kokoschka 1912-13
Le 4ème thème... Les Dessins...
Fille allongée sur le dos, bras et jambes croisés Egon Schiele 1918
Jeune fille agenouillée, appuyée sur les coudes Egon Schiele 1917
Voilà j'espère sincèrement que c'est quelques images vous donneront envie d'y aller...
Foi de Taty c'est vachement bÔ...
Contrepoint au Louvre...
Le Principe... L'art contemporain rentre au musée du Louvre...
Voyez plus par vous même...
L'Arbre à bites (comme l'appelle mes collègues)
... Et à fouffes...
Non ce n'est pas une m*rd*e cette expo...
... C'est de l'art...
16 janvier 2006
Dernier jour...
Mélancolie
Génie et folie en Occident

Le Moine devant la mer - Caspar David Friedrich
(Partie VI de l'expo : Dieu est mort - Le Romantisme)
Aucune disposition d’âme n’a occupé l’Occident aussi longtemps que la
mélancolie. Le sujet touche au cœur des problèmes auxquels l’homme est
aujourd’hui sensible : de l’histoire à la philosophie, de la médecine à
la psychiatrie, de la religion à la théologie, de la littérature à
l’art. La mélancolie, par tradition cause de souffrance et de folie,
est aussi considérée depuis l’Antiquité comme le tempérament des hommes
marqués par la grandeur - les héros et les génies. Sa désignation comme
« maladie sacrée » implique une dualité. Mystérieuse, la mélancolie
l’est toujours, bien qu’elle fasse aujourd’hui l’objet, sous son
appellation de « dépression », d’une approche médico-scientifique.
L’iconographie de la mélancolie est d’une infinie richesse et il n’est
donc pas étonnant que ce soit l’histoire de l’art qui ait su la
première fournir les bases de cette nouvelle approche de l’histoire
culturelle du malaise saturnien.
L’exposition se
propose d’introduire le public à cette richesse encore mal connue, en
montrant, avec plus de 250 œuvres réparties en huit sections (La
mélancolie antique / Le bain du diable. Le Moyen Âge / Les enfants de
Saturne. La Renaissance / L’anatomie de la mélancolie. L’âge
classique / Les Lumières et leurs ombres. Le XVIIIe siècle / La mort de
Dieu. Le romantisme / La naturalisation de la mélancolie / L’Ange de
l’Histoire. Mélancolie et temps modernes), la permanence et les
variations de cette humeur sacrée. Des stèles attiques jusqu’à des
œuvres contemporaines, de Dürer à Ron Mueck en passant par La Tour,
Füssli, Goya, Friedrich, Delacroix, Rodin, Van Gogh, Munch, De Chirico,
Picasso… elle met en évidence le rôle essentiel joué par la mélancolie
dans les différentes formes de la création artistique en Europe.

En écoutant Schumann - Fernand Khnopff
(Partie VI de l'expo : Dieu est mort - Le Romantisme)
Ma peinture préfèrée de l'exposition personnellement...
Bref je vous ai mis le joli topo du site des Galeries Nationales du Grand Palais... Un seul conseil... L'exposition finit demain soir à 20h... Et cela vaut réellement le déplacement... La Mélancolie dans toutes les formes artistiques de l'Antiquité à nos jours... Un très beau pari réussi par les comissaires d'expositions et par les différents conservateurs... J'ai aimé et j'espère vous donner l'envie d'y aller demain soir... D'ailleurs si une âme charitable souhaite m'offrir le catalogue, c'est avec joie...
10 octobre 2005
Dadi dada...
Samedi, j'ai traîné ma super copine de galère à l'Expo Dada de Beaubourg... Et franchement on a dû y rester à tout casser 30min... C'était absolument incrompréhensible pour les néophites que nous sommes.. Franchement heureusement que je ne paie pas l'entrée...
Bref tout ça pour dire que je n'ai rien retenu des nombreuses salles de correspondances...
Juste eu le plaisir de voir LHOOQ et des installations de Jean Arp mais à part ça... Ah si les toilettes (ou le bidet, ou je sais plus quoi)... L'autre attraction de l'expo...
Bref tout cela pour dire et c'est l'objet de ce magnifique post, ce que j'ai vu en sortant de Beauboug...
Franchement époustouflant ce qu'il faisait le mec...




















